Armorial de l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem

ORDRE MILITAIRE ET HOSPITALIER

DE SAINT-LAZARE DE JÉRUSALEM

Commanderie de la Sainte-Baume

Grand Prieuré de France · Atavis et Armis

Blason de la Commanderie de la Sainte-Baume

La Commanderie

LA COMMANDERIE

La Sainte-Baume pour horizon…
Marseille pour lieu de rencontre…

La Commanderie de la Sainte-Baume rassemble des membres de l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem qui ont souhaité y souscrire, soit pour des raisons de proximité géographique, soit par parrainages de proche en proche, soit par attachement à la tradition magdaléenne.

Les réunions de réflexion et de convivialité se tiennent à Marseille, rue Fort Notre-Dame, deux fois par trimestre. L’université-retraite de septembre a lieu à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

La Sainte-Baume, montagne provençale dominant la ville de Saint-Maximin, a été choisie en référence à l’hermitage de Marie de Magdala, Marie-Madeleine. Elle est “l’apôtre des apôtres” car, selon les quatre évangélistes (essentiellement Jean 20 17-18), c’est Marie-Madeleine qui annonce aux apôtres la résurrection du Christ. Selon la tradition hagiographique provençale, Marie-Madeleine, Marthe, Lazare de Béthanie (le ressuscité…), Marie Jacobé, Marie Salomé, Sidoine l’aveugle-né miraculé (il sera le successeur de Maximin à l’épiscopat d’Aix…), et Maximin, chassés de Palestine et abandonnés aux flots sur une barque sans voiles ni rames, auraient abordé sur la côte camarguaise à l’endroit devenu les Saintes-Maries-de-la-Mer. Lazare portera le christianisme à Marseille, Marthe à Tarascon et Maximin dans la région d’Aix. Marie-Madeleine se retirera pour trente années de contemplation et de prière dans une grotte, une “baumo” en provençal, et la montagne l’abritant est ainsi devenue “La Baumo Santo”, la Sainte-Baume d’aujourd’hui. Le 9 décembre 1279, le jeune prince Charles II d’Anjou découvre les reliques de Marie-Madeleine dans le mausolée original de Saint-Maximin, enfoui et ensablé. En 710, les moines cassianistes avaient secrètement transféré le corps de la sainte le sarcophage de saint Sidoine, pour l’abriter des pillages des Sarrasins qui sévissaient alors en Provence. En 1296, Charles II alloue 2000 livres (nous dirions aujourd’hui 20 millions d’euros…) et fait ouvrir le vaste chantier d’édification de la basilique, qui s’étendra sur 236 années jusqu’en 1532, mais ne sera jamais terminé…

Saint-Maximin, selon le R.P. Henri Lacordaire, troisième tombeau de la chrétienté après le Saint-Sépulcre à Jérusalem et le tombeau de saint Pierre à Rome, sera depuis lors un lieu de pèlerinage où viendront se recueillir des foules considérables, et maintes têtes couronnées. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est un haut lieu de la chevalerie où prieront de nombreux croisés en partance pour la Terre Sainte…

L’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem y perpétue les hautes valeurs de la chevalerie :
l’honneur, la loyauté, le courage, la justice, la générosité, la courtoisie, la charité, le service d’autrui et la protection des faibles, au-delà de la seule mission hospitalière historique auprès des lépreux.